Biosurveillance passive

 La biosurveillance passive consiste à repérer des dégâts foliaires sur la végétation spontanée. Elle requiert une certaine expertise, car il n'est pas toujours facile d'attribuer à l'ozone des dégâts observés. Quelques indices sont toutefois faciles à repérer. Ils sont très bien décrits sur un  site internet réalisé par deux collègues espagnols (ce site contient également une banque de photos de dégâts foliaires sur la plupart des essences européennes) :

Sanz, M.J. and Calatayud, V. Ozone injury in European Forest Species.

En voici un résumé pour les espèces feuillues :

1. Les dégâts sont souvent plus sévères sur les feuilles adultes que sur les feuilles jeunes. Ce sont les feuilles les plus âgées qui sont en général les première à développer des symptômes (ici, sur le sureau hièble, Sambucus ebulus, Photo M.J Sanz & V. Calatayud)

 
2. Les feuilles ou les portions de feuilles qui sont à l'ombre d'autres feuilles ne présentent en général pas de dégâts (ici sur le hêtre, Fagus sylvatica en Italie, dans la région de Turin Photo M.J Sanz & V. Calatayud)  
3. En général, les symptômes visibles (coloration rouge, tâches noires ou brunes) sont présents sur la face supérieure des feuilles, et ne se retrouvent pas sur la face inférieure (ici sur l'orme de montagne, Ulmus glabra en Suisse. Photo M.J Sanz & V. Calatayud)  
4. Souvent, la feuille reste verte le long des nervures et les décolorations apparaissent entre celles-ci (ici sur l'hibiscus althéa, Hibiscus syriacus. Photo V. Calatayud)
5. Les feuilles impactées par l'ozone vieillissent plus vite et tombent plus tôt que les feuilles saines (ici sur le Saule blanc Salix alba. Photo V. Calatayud)

 

 

 

 

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