A Grignon, malgré des teneurs en ozone de l'air supérieures à celles de l'année 2005, les dégâts foliaires sur le trèfle ont été peu marqués

 L'expérience 2006 s'est déroulée du 4 mai au 29 septembre 2006. A partir du 4 mai, tous les 28 jours, les deux écotypes "NC-S" et "NCR" ont été coupés afin de pouvoir déterminer la matière sèche aérienne produite pendant cet intervalle de temps.

Globalement, le dispositif est le même que celui utilisé au cours de l'année 2005

Résultats

Les résultats sont donnés en fonction des indices d'exposition à l'ozone les plus utilisés, les AOT40.

Le tableau suivant présente les indices d'exposition AOT40 calculés pour les mois de juin, juillet et août des années 2005 et 2006. Il montre que l'exposition à l'ozone a été plus importante en 2006 qu'en 2005.

  2005
2006
juin
851 ppb.h 3466 ppb.h
juillet
631 ppb.h 6784 ppb.h
août
384 ppb.h 566 ppb.h

 Tableau 1. Indices d'exposition à l'ozone (AOT40) calculés pour chaque mois
des périodes d'observation à Grignon (78), au cours des deux années d'expérimentation


Malgré cette nette différence, il est difficile d'établir une relation claire entre dégâts foliaires et AOT40 :

 

Relation entre dégâts foliaires et l'AOT40 (un indicateur de l'exposition à l'ozone)
au cours de l'expérimentation Grignon 2006

 

Si on associe ces résultats avec ceux qui avaient été obtenus en 2005, on obtient le graphe suivant : 

 

Relation entre dégâts foliaires et l'AOT40 (un indicateur de l'exposition à l'ozone)
au cours des expérimentations de Grignon en 2005 et 2006


Il apparaît donc que la relation AOT40-dégâts foliaires n'est pas très pertinente

Par contre, la comparaison des rapports NC(S)/NC(R)(rapports des biomasses produites entre deux coupes) exprimés en fonction de l'AOT40 donne des résultats plus encourageants : 

 Relation entre les rapports de biomasse des deux écotypes NC-S et NC-R
et l'indice d'exposition à l'ozone "AOT40" (Grignon, années 2005 et 2006)

 

Conclusion :

Contrairement à ce qu'on observe chez le tabac, les dégâts foliaires du trèfle sont plutôt mal corrélés à l'indice d'exposition choisi. Par contre, il y a une assez bonne relation entre le rapport des biomasses produites et l'AOT40.

Le trèfle permet donc d'avoir un indicateur des impacts de l'ozone intégrés sur une durée assez longue (de l'ordre du mois) alors que le tabac fournit un indicateur d'impacts à plus court terme (échelle de la semaine)